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L’UBERISATION DES ENTREPRISES ANCIENNES ET DE LA SOCIETE

Les couples se font et se défont de plus en plus souvent sur les réseaux sociaux. L’ordinateur et Internet bouleversent le travail. Une entreprise centenaire peut être remise en cause par une start-up surgie de nulle part. L’Etat sera électronique ou ne sera plus. La vague numérique s’immisce partout, chamboulant positions, usages et règles. Elle chahute jusqu’au fondement du capitalisme : le capital lui-même.

Nature

Autrefois, le capital était facile à définir. Le couteau à l’âge de fer, puis le chariot, la mine, le navire, l’usine… Fruit de l’investissement, ce capital est amorti sur des décennies (voies ferrées, avions, nucléaire…).

Puis le capital devient numérique. Les entreprises achètent de plus en plus d’ordinateurs et d’autres appareils électroniques. Or les règles sont ici très différentes. Un ordinateur s’amortit comptablement en trois ans et son successeur coûte moins cher. Si le capital vaut moins cher, il faut moins d’épargne pour le financer.

Ensuite, le capital est devenu de plus en plus immatériel.

Usage

Le changement commence à la maison. Le «sweet home» était traditionnellement l’endroit où l’on dort, où l’on mange, où l’on vit en famille. Avec le home cinéma, il est aussi salle de spectacle. Avec l’essor du télétravail, il devient bureau. Avec le développement de plates-formes comme Airbnb, il se transforme en hôtel ou en location. Autrement dit, le capital que constitue un logement est beaucoup mieux utilisé. Pareil pour la voiture familiale qui devient  Uber Pop pour concurrencer durement les Taxis Parisiens. C’est l’un des ingrédients essentiels du low cost dans l’aérien : les avions d’easyJet ou de Ryanair volent 11 heures par jour contre 8 heures chez les compagnies traditionnelles.

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Revenus

La révolution industrielle du XXe siècle était fondée sur des machines, mais il fallait des bras pour les faire marcher et des cerveaux pour les concevoir. L’argent était partagé entre les propriétaires des machines et les salariés, au gré des rapports de force. La révolution numérique du XXIe siècle, elle, se passe de plus en plus souvent de bras, avec une automatisation poussée beaucoup plus loin qu’avant. L’argent ira donc de plus en plus au capital, et de moins en moins au travail. Dans quinze ans 1% de la population possédera la moitié des richesses mondiales. Ces supers riches dépensent une partie moins élevée de leurs revenus. Ils soutiennent donc moins la consommation et l’activité. Alors que pour consommer les moins riches s’endettent. C’est l’une des clefs de la crise qui a éclaté en 2008. Aujourd’hui les guerres ont pour objet une nouvelle répartition des ressources naturels et du capital.

Dans 20 ans le travailleur européen sera payé au  même prix qu’un ouvrier asiatique, rassurez vous ce dernier aura été augmenté et percevra 700 € par mois. L’Ubérisation du capital et du travail..

 

Source Jean-Marc Vittori – Editorialiste aux « Echos »

Posted on: mardi 16 juin 2015   Comments 0

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